Immersion en forêts aménagées de la Montérégie

Découvrez des forêts aménagées comme si vous y étiez. Grâce à ces photos à 360o, vous pouvez regarder dans toutes les directions de la forêt pour une sensation d’immersion.

Récolte du bois par un jardinage manuel

La coupe de jardinage est très utilisée en Montérégie et dans les autres régions du sud du Québec. Elle consiste en la récolte d’une portion des arbres seulement, soit en moyenne entre 25 et 35 % du volume des arbres (ce qui peut être différent de 25 à 35 % des arbres – un gros arbre compte bien plus qu’un petit dans le volume récolté). Pour identifier les arbres à abattre, on sélectionne les arbres morts, en fin de vie, en mauvais état ou nuisant à des arbres de belle qualité. Puis, on les récolte. Dans ce cas à Lac-Brome, les arbres ont été abattus manuellement à l’aide d’une scie à chaîne, puis ils ont été transportés au chemin par une débusqueuse. Entre 29 et 32 % du volume a été récolté selon les secteurs. Le fait d’abattre les arbres de façon manuelle était un choix approprié considérant la pente forte de certains secteurs du boisé.

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Déplacer les arbres par débusquage

Cette technique consiste à tirer les arbres au sol jusqu’à la zone d’empilement. Cette méthode est intéressante, car elle distribue le poids de la machine et des arbres, et limite l’orniérage. En contrepartie, la récolte doit être bien planifiée, car le virage d’arbres entiers est complexe. C’est pourquoi les professionnels utilisent des arbres « pare-choc ». Ces arbres ont été identifiés comme devant être coupés, mais en les laissant jusqu’à la dernière minute, ils protègent du frottement les arbres à conserver derrière eux.

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Récolte du bois par un jardinage mécanisé

De nos jours, tous les travaux forestiers, ou presque, utilisent de la machinerie forestière; qu’il s’agisse d’un petit tracteur pour évacuer le bois coupé à l’aide d’une scie à chaîne ou de plus gros équipements comme des abatteuses mécanisées ou des transporteurs de bois. Bien que ces équipements peuvent sembler dommageables pour la forêt à première vue, une bonne connaissance et maîtrise des équipements peuvent les rendre plutôt intéressants. Voyons deux exemples où les travaux ont été réalisés en hiver pour limiter l’impact de la machinerie sur les sols.

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Visite virtuelle à 3600 d’une forêt de Sorel 18 mois après un jardinage

Une portion de cette forêt de 8 hectares principalement composée d’érables à sucre, d’érables rouges et de pruches du Canada a été jardinée; 25 % du volume de bois a été récolté pour un total de 210 m3 laissant une surface terrière de 21,1 m2. Au final, seuls 3 % des arbres résiduels ont présenté des blessures dues aux opérations. Les travaux ont été réalisés en mars 2019 et la photo a été prise en septembre 2020, soit 18 mois plus tard.

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Visite virtuelle à 3600 d’une forêt de St-Simon 17 mois après un jardinage

Une portion de cette forêt de 8 ha a été jardinée; 24 % du volume de bois a été récolté pour un total de 380 m3 laissant une surface terrière de 20,2 m2. Au final, seuls 3 % des arbres résiduels ont présenté des blessures dues aux opérations. Les travaux ont été réalisés en février 2019.

Réaliser ses travaux en hiver

Réaliser des travaux forestiers en hiver est très avantageux. D’abord, le gel et la couverture de neige protègent les sols. Ensuite, en laissant les branches des arbres au sol, les travaux forestiers génèrent une source alimentaire importante pour la faune qui normalement serait inaccessible. Comme la nourriture se fait de plus en plus rare au fil de l’hiver, cette source additionnelle peut faire une grosse différence lors d’hivers rigoureux. Enfin, les troncs contiennent une faible quantité d’eau en hiver. Il est donc plus facile de sécher le bois pour l’industrie de la transformation ou pour un utilisation à titre de bois de chauffage.

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Visite virtuelle à 3600 d’une éclaircie en forêt naturelle de Fulford

Cette forêt mixte a été éclaircie en février 2021. Une éclaircie ressemble à un jardinage, mais elle s’effectue dans une forêt plus jeune. Elle vise à faire progresser en âge et en taille les arbres de qualité. De jeunes arbres de faible qualité ou nuisant aux beaux sont retirés. Dans ce cas-ci, environ 33 % du volume de bois a été coupé.

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Visite virtuelle à 3600 d’une première éclaircie de plantation à Fulford

Voici une plantation de pins. À l’hiver 2021, le secteur était prêt pour une première éclaircie, soit le retrait d’une rangée d’arbres sur sept et de 15 % des arbres dans les autres rangées. Ce traitement a pour but de stimuler la croissance des arbres résiduels, c’est pourquoi le volume total retiré a avoisiné les 35 %. Sur la photo suivante, on voit le retrait d’une rangée qui a servie de sentier à la machinerie. Les branches au sol permettent de supporter le poids de l’équipement que le sol soit gelé ou non.

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Préparer son érablière à une production acéricole

Cette érablière rouge de Granby a subi une coupe de jardinage par pied d’arbres dans le but de développer une entreprise acéricole. Plus précisément, les objectifs étaient de permettre une productivité intéressante en sève à court et long terme, d’améliorer la santé du peuplement et de faciliter l’installation de la tubulure. Pour ce faire, les érables de qualité ont été maintenus et dégagés pour favoriser leur croissance. Suffisamment d’arbres d’espèces compagnes ont été conservés. Puis, les cimes d’arbres et les branches laissées sur place ont été rabattues afin que les installateurs de tubulure puissent circuler aisément dans le boisé.

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Sélection des tiges en prévision de la récolte

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Abattage en cours des arbres à la scie à chaîne

Une sélection fine des tiges à récolter

Installer pour une première fois de la tubulure demande de l’espace, c’est pourquoi le technicien forestier chargé de sélectionner les tiges à abattre qualifie son martelage de fin. Cela signifie qu’il s’est attardé au dégagement des tiges d’érable. Par exemple, des tiges sans valeur financière et ne nuisant pas aux érables productifs ou d’avenir ont été retirées dû à leur proximité avec les érables productifs. Cette proximité compliquait, voire empêchait, l’installation de la future tubulure. Le retrait de ces petites tiges à proximité de tiges de valeur est possible grâce à des travaux de récolte manuels. Une abatteuse multifonctionnelle n’offre pas ce degré de précision. En contrepartie, réaliser des travaux de récolte dont une bonne part est des tiges non marchandes est peu lucratif. Dans ce cas, le propriétaire ne prévoit pas de revenu associé à la vente du bois. En revanche, il a préparé son terrain pour de futurs revenus acéricoles.

Expérience pour stimuler la régénération en plantation

Au Québec, les activités de reboisement utilisent presque exclusivement des conifères en raison de leur haut taux de survie et du faible entretien nécessaire. À l’opposé, la plantation de jeunes feuillus est complexe surtout lors d’une forte présence du cerf de Virginie comme c’est le cas dans plusieurs régions du Québec. Le choix est donc basé sur la faisabilité et non sur la représentativité naturelle des feuillus et des conifères par région. Par exemple, en Montérégie, les forêts feuillues dominent largement le paysage. Pour ces raisons, l’Agence forestière de la Montérégie teste une technique pouvant potentiellement permettre à des feuillus de s’installer, survivre et croître dans une plantation de pins rouges. L’objectif est que la forêt transite vers une forêt mixte avec les années.

Introduire des arbres en agriculture par des bandes riveraines

Une bande riveraine est une zone végétale séparant un cours d’eau d’un autre milieu. En agriculture, on fait généralement référence à une rangée unique d’arbres. Par contre, il est possible d’élargir ces bandes pour en multiplier grandement les effets. Elles deviennent alors de puissant système de filtration d’eau en plus d’être des corridors de végétation très intéressants pour la faune. Voici deux exemples.

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Visite virtuelle à 3600 d’une bande riveraine de 14 ans à Ste-Sabine

Bande riveraine implantée en 2006 à Sainte-Sabine. Les arbres utilisés furent le frêne de Pennsylvanie, les chênes à gros fruits et bicolores, le caryer cordiforme, l’érable argenté, le micocoulier occidental et le pin rouge. À l’été 2020, les arbres atteignaient entre 9 et 16 m de haut.

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Visite virtuelle à 3600 d’une bande riveraine de 15 ans à Standbridge East

Bande riveraine implantée en 2005 à Standbridge-East. Les arbres utilisés furent le frêne de Pennsylvanie, les chênes à gros fruits et bicolores et le mélèze laricin. Au printemps suivant, une grosse inondation a causé la mortalité de 25 % des arbres. Le site a donc été regarni en 2006. À l’été 2020, les arbres atteignaient entre 6 à 9 m de haut. Comme le site est une plaine inondable, basse et aux crues prolongées, la croissance des arbres fut ralentie en comparaison du site de Sainte-Sabine. Néanmoins, une fois installés les arbres réduisent de beaucoup l’érosion de tels sites riverains.

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