Immersion en forêts aménagées

Découvrez des forêts aménagées comme si vous y étiez. Grâce à ces photos à 360o, vous pouvez regarder dans toutes les directions de la forêt pour une sensation d’immersion.

Aménager une forêt dans un parc urbain

Le Parc des Deux Rivières est un site boisé de 27 hectares situé au cœur de la Ville de East Angus. Il est constitué d’un mélange de forêts naturelles et de plantations résineuses. Afin d’assurer la pérennité du parc, il faut aussi assurer la pérennité de la forêt. Plusieurs secteurs étaient vieillissants, en déclin, affectés par le charançon (un insecte ravageur) ou en cours d’envahissement par le nerprun bourdaine. Sans intervention, de nombreux arbres, voire des secteurs complets, auraient pu verser en raison des vents dans un avenir proche. Un plan a donc été établi pour faire transiter le milieu vers une forêt avec des arbres de tout âge, soit vers une forêt dite inéquienne. La première étape fût de couper une portion des arbres, soit ceux en déclin, afin de les remplacer par de nouveaux arbres. Les images présentent le parc à différents moments dans l’année suivant la coupe forestière (hiver 2021). Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet.

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Travaux de récolte partielle réalisés à l’hiver 2021

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Ramassage des branches réalisé au printemps 2021

Plantation de feuillus en forêt

La plantation de feuillus en forêt dans le sud du Québec est très intéressante. Il est possible de produire des arbres de grande valeur dans un délai relativement court.

Toutefois, ce n’est pas une tâche facile. Les jeunes feuillus sont des aliments de choix pour la faune et la forte densité de cerfs de Virginie réduit grandement les chances de survie des nouvelles pousses. Une protection adéquate des arbres est nécessaire pendant plusieurs années afin que les arbres atteignent une taille surpassant la zone de broutement de la faune.

Pour en savoir plus sur la plantation d’arbres en milieu forestier et sur l’entretien de ces plantations, cliquez ici.

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Chêne rouge de 30 ans

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Il faut installer des protecteurs autour des arbres et hausser ces derniers avec les années afin de protéger la cime de l’arbre et une part de son feuillage.

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Il faut aussi installer des spirales à la base des troncs pour protéger l’écorce fine des jeunes arbres de l’activité des rongeurs.

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Plantation expérimentale de divers feuillus dans une trouée en forêt (trois ans) réalisée par la Fiducie de recherche sur la forêt des Cantons-de-l’Est

Forêt ancienne

Les forêts anciennes sont des écosystèmes dominés par des espèces tolérantes à l’ombre et de grandes longévités, telles que l’érable à sucre ou la pruche du Canada. Elles contiennent des arbres vivants, vieillissants et morts de tailles et d’âges variables. Elles contiennent aussi de bons volumes de bois morts, tels que des chicots, des débris au sol et des souches à divers stades de décomposition. Le couvert est relativement fermé. De petites ouvertures peuvent se créer en raison de la mortalité d’un arbre ou d’un groupe d’arbres. Les forêts anciennes ont souvent été peu perturbées par l’activité humaine.

Ces milieux sont importants du point de vue de la conservation, car ils sont peu nombreux. D’ailleurs, ils sont considérés comme des écosystèmes exceptionnels.

Pour en savoir plus sur les forêts anciennes, cliquez ici.

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Les bouleaux jaunes poussent facilement sur de vieilles souches en décomposition. Au fil de la croissance du bouleau, la souche poursuit sa décomposition jusqu’à disparaître. Cela donne ensuite des arbres ayant l’air d’avoir poussé sur des échasses.

Récolte du bois par un jardinage manuel

La coupe de jardinage est très utilisée en Montérégie et dans les autres régions du sud du Québec. Elle consiste en la récolte d’une portion des arbres seulement, soit en moyenne entre 25 et 35 % du volume des arbres (ce qui peut être différent de 25 à 35 % des arbres ; un gros arbre compte bien plus qu’un petit arbre dans le volume récolté). Pour identifier les arbres à abattre, on sélectionne les arbres morts, en fin de vie, en mauvais état ou nuisant à des arbres de belle qualité. Puis, on les récolte. Dans ce cas, à Lac-Brome, les arbres ont été abattus manuellement à l’aide d’une scie à chaîne, puis ils ont été transportés au chemin par une débusqueuse. Entre 29 et 32 % du volume a été récolté selon les secteurs. Le fait d’abattre les arbres de façon manuelle était un choix approprié considérant la pente forte de certains secteurs du boisé.

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Déplacer les arbres par débusquage

Cette technique consiste à tirer les arbres au sol jusqu’à la zone d’empilement. Cette méthode est intéressante, car elle distribue le poids de la machine et des arbres, et limite l’orniérage. En contrepartie, la récolte doit être bien planifiée, car le virage d’arbres entiers est complexe. C’est pourquoi les professionnels utilisent des arbres « pare-choc ». Ces arbres ont été identifiés comme devant être coupés, mais en les laissant jusqu’à la dernière minute, ils protègent du frottement les arbres à conserver derrière eux.

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Récolte du bois par un jardinage mécanisé

De nos jours, tous les travaux forestiers, ou presque, utilisent de la machinerie forestière ; qu’il s’agisse d’un petit tracteur pour évacuer le bois coupé à l’aide d’une scie à chaîne ou de plus gros équipements comme des abatteuses mécanisées ou des transporteurs de bois. Bien que ces équipements peuvent sembler dommageables pour la forêt à première vue, une bonne connaissance et maîtrise des équipements peuvent les rendre plutôt intéressants. Voyons deux exemples où les travaux ont été réalisés en hiver pour limiter l’impact de la machinerie sur les sols.

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Visite virtuelle à 3600 d’une forêt de Sorel 18 mois après un jardinage

Une portion de cette forêt de 8 hectares principalement composée d’érables à sucre, d’érables rouges et de pruches du Canada a été jardinée ; 25 % du volume de bois a été récolté pour un total de 210 m3 laissant une surface terrière de 21,1 m2. Au final, seuls 3 % des arbres résiduels ont présenté des blessures dues aux opérations. Les travaux ont été réalisés en mars 2019 et la photo a été prise en septembre 2020, soit 18 mois plus tard.

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Visite virtuelle à 3600 d’une forêt de St-Simon 17 mois après un jardinage

Une portion de cette forêt de 8 hectares a été jardinée ; 24 % du volume de bois a été récolté pour un total de 380 m3 laissant une surface terrière de 20,2 m2. Au final, seuls 3 % des arbres résiduels ont présenté des blessures dues aux opérations. Les travaux ont été réalisés en février 2019.

On peut remarquer une bonne densité de fougère en sous-bois, ce qui n’est pas rare dans ce type d’érablière rouge à drainage imparfait. Ces fougères pourraient limiter la croissance de nouveaux semis d’érables rouges. Toutefois, la régénération naturelle de l’érable rouge se fait habituellement de façon végétative, c’est-à-dire par le développement de rejets de souche. On a donc l’espoir qu’une certaine régénération puisse s’installer au cours des prochaines années. Le cas échéant, la plantation de feuillus sera organisée lors de la prochaine rotation.

Réaliser ses travaux en hiver

Réaliser des travaux forestiers en hiver est très avantageux. D’abord, le gel et la couverture de neige protègent les sols. Ensuite, en laissant les branches des arbres au sol, les travaux forestiers génèrent une source alimentaire importante qui normalement serait inaccessible pour la faune. Comme la nourriture se fait de plus en plus rare au fil de l’hiver, cette source additionnelle peut faire une grosse différence lors des hivers rigoureux. Enfin, les troncs contiennent une faible quantité d’eau en hiver. Il est donc plus facile de sécher le bois pour l’industrie de la transformation ou pour une utilisation à titre de bois de chauffage.

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Visite virtuelle à 3600 d’une éclaircie en forêt naturelle de Fulford

Cette forêt mixte a été éclaircie en février 2021. Une éclaircie ressemble à un jardinage, mais elle s’effectue dans une forêt plus jeune. Elle vise à faire progresser en âge et en taille les arbres de qualité. De jeunes arbres de faible qualité ou nuisant aux beaux sont retirés. Dans ce cas-ci, environ 33 % du volume de bois a été coupé.

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Visite virtuelle à 3600 d’une première éclaircie de plantation à Fulford

Voici une plantation de pins. À l’hiver 2021, le secteur était prêt pour une première éclaircie, soit le retrait d’une rangée d’arbres sur sept et de 15 % des arbres dans les autres rangées. Ce traitement a pour but de stimuler la croissance des arbres résiduels, c’est pourquoi le volume total retiré a avoisiné les 35 %. Sur la photo suivante, on voit le retrait d’une rangée qui a servi de sentier à la machinerie. Les branches au sol permettent de supporter le poids de l’équipement que le sol soit gelé ou non.

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Visite virtuelle à 3600 d’une première éclaircie de plantation à Bonsecours

Voici une plantation réalisée en 1988 avec principalement des épinettes blanches et quelques épinettes de Norvège. Une première récolte a été effectuée à l’hiver 2021, soit deux jours avant la prise de la photo ; 30 à 35 % des arbres ont été coupés.

Préparer son érablière à une production acéricole

Cette érablière rouge de Granby a subi une coupe de jardinage par pied d’arbres dans le but de développer une entreprise acéricole. Plus précisément, les objectifs étaient de permettre une productivité intéressante en sève à court et à long terme, d’améliorer la santé du peuplement et de faciliter l’installation de la tubulure. Pour ce faire, les érables de qualité ont été maintenus et dégagés pour favoriser leur croissance. Suffisamment d’arbres d’espèces compagnes ont été conservés. Puis, les cimes d’arbres et les branches laissées sur place ont été rabattues afin que les installateurs de tubulure puissent circuler aisément dans le boisé.

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Sélection des tiges en prévision de la récolte

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Abattage en cours des arbres à la scie à chaîne

Une sélection fine des tiges à récolter

Installer pour une première fois de la tubulure demande de l’espace, c’est pourquoi le technicien forestier chargé de sélectionner les tiges à abattre qualifie son martelage de fin. Cela signifie qu’il s’est attardé au dégagement des tiges d’érable. Par exemple, des tiges sans valeur financière et ne nuisant pas aux érables productifs ou d’avenir ont été retirées en raison de leur proximité avec les érables productifs. Cette proximité compliquait, voire empêchait, l’installation de la future tubulure. Le retrait de ces petites tiges à proximité des tiges de valeur est possible grâce à des travaux de récolte manuelle. Une abatteuse multifonctionnelle n’offre pas ce degré de précision. En contrepartie, réaliser des travaux de récolte dont une bonne part constitue des tiges non marchandes est peu lucratif. Dans ce cas, le propriétaire ne prévoit pas de revenu associé à la vente du bois. En revanche, il a préparé son terrain pour de futurs revenus acéricoles.

Expérience pour stimuler la régénération en plantation

Au Québec, les activités de reboisement utilisent presque exclusivement des conifères en raison de leur haut taux de survie et du faible entretien nécessaire. À l’opposé, la plantation de jeunes feuillus est complexe surtout lors d’une forte présence du cerf de Virginie comme c’est le cas dans plusieurs régions du Québec. Le choix est donc basé sur la faisabilité et non sur la représentativité naturelle des feuillus et des conifères par région. Par exemple, en Montérégie, les forêts feuillues dominent largement le paysage. Pour ces raisons, l’Agence forestière de la Montérégie teste une technique pouvant potentiellement permettre à des feuillus de s’installer, de survivre et de croître dans une plantation de pins rouges. L’objectif est que la forêt transite vers une forêt mixte avec les années.

Introduire des arbres en agriculture par des bandes riveraines

Une bande riveraine est une zone végétale séparant un cours d’eau d’un autre milieu. En agriculture, on fait généralement référence à une rangée unique d’arbres. Par contre, il est possible d’élargir ces bandes pour en multiplier grandement les effets. Elles deviennent alors de puissants systèmes de filtration d’eau en plus d’être des corridors de végétation très intéressants pour la faune. Voici deux exemples.

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Visite virtuelle à 3600 d’une bande riveraine de 14 ans à Ste-Sabine

Bande riveraine implantée en 2006 à Sainte-Sabine. Les arbres utilisés furent le frêne de Pennsylvanie, les chênes à gros fruits et les chênes bicolores, le caryer cordiforme, l’érable argenté, le micocoulier occidental et le pin rouge. À l’été 2020, les arbres atteignaient entre 9 et 16 m de haut.

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Visite virtuelle à 3600 d’une bande riveraine de 15 ans à Standbridge-East

Bande riveraine implantée en 2005 à Standbridge-East. Les arbres utilisés furent le frêne de Pennsylvanie, les chênes à gros fruits et les chênes bicolores ainsi que le mélèze laricin. Au printemps suivant, une grosse inondation a causé la mortalité de 25 % des arbres. Le site a donc été regarni en 2006. À l’été 2020, les arbres atteignaient entre 6 à 9 m de haut. Comme le site est une plaine inondable, basse et aux crues prolongées, la croissance des arbres fut ralentie comparativement au site de Sainte-Sabine. Néanmoins, une fois installés, les arbres réduisent de beaucoup l’érosion de tels sites riverains.

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