Forêts aménagées en images

Pourquoi aménager la forêt

Aménager la forêt peut représenter diverses actions : couper des arbres, en planter, établir des mesures de protection contre les ravageurs, soutenir la régénération de certaines espèces, etc. Plusieurs raisons peuvent justifier la réalisation de travaux : production de matière ligneuse, activités récréatives, acériculture, amélioration de l’habitat de certaines espèces animales, restauration d’un peuplement suite à une perturbation naturelle ou à l’introduction d’une espèce exotique envahissante, etc. Il ne s’agit pas seulement du désir de récolter et de vendre du bois. De nos jours, on envisage même d’aménager des forêts pour favoriser leur adaptation aux changements climatiques.

Souvent, l’aménagement forestier est un coup de main au bénéfice de la forêt pour que celle-ci se rétablisse des aléas de la nature dans un temps plus court que la vie humaine. En plus, les interventions maintiennent l’accessibilité de la forêt et la sécurité de ses utilisateurs. Voici des exemples pouvant justifier une intervention forestière.

Étude sur l’effet des coupes forestières

Plusieurs centres de recherche publics ou privés étudient la forêt et les effets des travaux de récoltes de bois sur celle-ci. Pour ce faire, des placettes d’observation existent un peu partout au Québec. Un exemple se situe sur le territoire de la Ville de Sherbrooke. Une zone n’a jamais été récoltée et agit à titre de témoin. Puis, le reste du boisé a subi 4 récoltes au cours des 50 dernières années. Voyons les résultats de ces travaux.

Aménager la forêt pour la faune

La faune est un grand utilisateur de la forêt. Pour de nombreuses espèces, la forêt est un milieu de vie, d’alimentation et de reproduction. Différents aménagements forestiers peuvent améliorer la quantité ou la qualité de ces milieux de vie. En voici des exemples.

Reboisement et enrichissement des forêts

La très grande majorité des forêts québécoises se régénère d’elles même. Si une forêt précédemment récoltée ne se régénère pas adéquatement, il est de la responsabilité de l’ingénieur forestier chargé des travaux de remédier à la situation. Selon les cas, des arbres pourraient être ajoutés aux arbres existants. On parle alors de regarni de régénération naturelle. Si aucun arbre ne s’est développé, on procède alors à la préparation du site et à son reboisement. Puis, une dernière option existe, c’est l’enrichissement. Cela consiste en l’ajout d’arbres d’espèces de valeur, faiblement représentées ou absentes du site.

Les coupes partielles en forêt

La majorité des récoltes de bois dans le sud du Québec se font par l’intermédiaire de coupes partielles, c’est-à-dire que seul un pourcentage des arbres est récolté. Les arbres sélectionnés pour la récolte et leur nombre dépendent de l’objectif visé en termes d’avenir pour la forêt. Voici divers types de coupe ainsi que les objectifs qu’elles visent.

La coupe totale, sa raison d’exister

La coupe totale est une coupe de tous les arbres, en excluant la régénération. Dans le sud du Québec, on voit peu de coupes totales. Quelques cas peuvent tout de même justifier ce type de récolte. En voici quelques-uns. Notez que les superficies admissibles à des coupes totales sont réglementées dans le sud du Québec, car ces coupes sont bien différentes de la dynamique naturelle de la plupart des forêts régionales.

La mécanisation des opérations forestières

De nos jours, tous les travaux forestiers, ou presque, utilisent de la machinerie forestière; qu’il s’agisse d’un petit tracteur pour évacuer le bois coupé à l’aide d’une scie à chaîne ou de plus gros équipements comme des abatteuses mécanisées ou des transporteurs de bois. Bien que ces équipements peuvent sembler dommageables pour la forêt à première vue, une bonne connaissance et maîtrise des équipements peuvent les rendre plutôt intéressants. Voyons quelques exemples d’équipements, puis de stratégies d’utilisation.

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