Perturbations naturelles

Une perturbation de la forêt est un bouleversement de l’évolution naturelle de celle-ci. La perturbation peut être d’origine naturelle ou anthropique (humaine). Les perturbations naturelles fréquemment rencontrées dans le sud du Québec sont le verglas et le chablis (la chute d’arbres dû au vent), mais il peut y avoir aussi des épidémies d’insectes, des glissements de terrain et des feux. La perturbation anthropique principale est la coupe forestière.

La mort d’un arbre en forêt n’est pas une perturbation, car cela n’a pas d’effet sur l’évolution naturelle de la forêt. Une perturbation a un effet sur plusieurs arbres, suffisamment d’arbres pour que les facteurs environnementaux soient modifiés dans un secteur. Par exemple, si le vent fait tomber un groupe de 20 arbres, l’ensoleillement au sol sera augmenté tout comme la température de ce petit milieu. Ces nouvelles conditions pourraient être favorables à la croissance d’arbres différents de ceux qui étaient là avant la perturbation.

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Évolution naturelle d’un milieu ouvert en forêt
Dans les milieux ouverts, les premiers arbres à s’installer seront les arbres intolérants à l’ombre (ex. peuplier). Ils ont une croissance rapide et affectionnent la grande luminosité. Plus ces arbres grandiront, moins il y aura de la lumière qui parviendra jusqu’au sol. À ce moment, de nouveaux jeunes arbres intolérants ne pourront pas s’installer faute d’une quantité suffisante de lumière. À ce moment, des arbres tolérants à l’ombre (ex. érable à sucre) débuteront leur croissance sous les arbres intolérants. Les arbres tolérants vont grandir lentement. Lorsqu’un arbre intolérant va mourir, un des arbres tolérants en sous-étage grandira dans ce nouvel espace de la canopée.

Tant que le couvert forestier reste fermé, c’est-à-dire qu’il n’y a pas suffisamment d’espace entre les arbres pour que la lumière parvienne aisément au sol, les feuillus intolérants ne pourront pas se réinstaller dans la forêt. Par contre, une ouverture dans le couvert créée par une perturbation génèrera une microévolution naturelle (succession végétale) à l’endroit précis où a eu lieu la perturbation.

La coupe forestière
Les nouvelles pratiques forestières demandent à ce que les coupes imitent les perturbations naturelles. Se faisant, la forêt demeure à l’intérieur de son cycle naturel d’évolution, la forêt ne s’en trouvera donc pas modifiée à long terme.

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