Forêt privée

Dans le sud du Québec, une très grande proportion des forêts appartient à des propriétaires. Ils sont pour la grande majorité âgés de plus de 50 ans. Près du tiers sont impliqués dans l’exploitation agricole et la plupart d’entre eux possèdent de petites propriétés forestières (moins de 50 hectares).

Ils ne constituent pas un groupe homogène au niveau de leur objectif et leur niveau d’activité. Certains sont pratiquement inactifs en terme d’aménagement forestier, ils vont utiliser leur forêt pour la récréation ou la récolte de bois de chauffage. D’autres vont plutôt aménager leur forêt pour la production de matière ligneuse dans le but d’en tirer une partie plus ou moins importante de leurs revenus. Ce que les propriétaires ont en commun, c’est un souci de la pérennité de leur forêt. Selon un sondage réalisé en 2012, la grande majorité des propriétaires de boisés croit qu’il est possible d’aménager une forêt tout en protégeant le milieu naturel et espère transmettre leur forêt en héritage.

Pour un propriétaire de petites superficies, l’aménagement de son boisé génère un revenu d’appoint puisque les bénéfices engendrés par l’aménagement forestier de petites superficies sont souvent relativement faibles. Dans le cas des propriétaires de grandes superficies boisées, la situation est différente. Ces propriétaires sont généralement des entreprises actives dans la transformation du bois. Par exemple, Domtar, qui est une importante compagnie privée, possède de grandes superficies boisées en Estrie et en Chaudière-Appalaches. Elle gère et aménage ses lots boisés pour la récolte de matière ligneuse en plus de la transformer en pâtes et papiers et en bois de sciage.

Un propriétaire de boisé peut bénéficier de divers programmes d’aide à l’aménagement forestier. Pour ce faire, il doit être reconnu producteur forestier, c’est-à-dire qu’il doit posséder une superficie à vocation forestière d’au moins 4 hectares, dotée d’un plan d’aménagement forestier conforme, et s’enregistrer auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. Un propriétaire de boisé n’a toutefois pas besoin d’être reconnu producteur forestier pour mettre du bois en marché.

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