Planification forestière

1. Définir ses objectifs

Une bonne planification forestière commence par l’établissement de façon claire des objectifs du propriétaire et s’il y a lieu, des autres utilisateurs. Il existe une grande variété de travaux forestiers et plusieurs sont compatibles avec des objectifs financiers autant que fauniques, de conservation et plus encore. Il est néanmoins important de bien les établir dès le début et de bien les communiquer aux personnes avec qui nous pourrions travailler. Ainsi, ils seront considérés tout au long du processus et plus facilement atteints.

2. Approfondir ses connaissances

La prochaine étape vise à approfondir vos connaissances du boisé. De cette façon, vous pourrez évaluer si vos objectifs sont réalisables dans ce même boisé. Un bon moyen est de réaliser un plan d’aménagement forestier (PAF).

Qu’est-ce qu’un plan d’aménagement forestier?

C’est un document rédigé par un ingénieur forestier qui décrit la forêt question et propose des aménagements à réaliser qui considèrent autant les besoins de la forêt, les principes d’aménagement durables que les objectifs du propriétaire. Ce plan contient le calcul de la surface terrière de chaque peuplement de votre boisé. Ce calcul est un indicateur de densité et de volume de bois dans une forêt en particulier. Il sert à déterminer si une forêt contient suffisamment de bois pour envisager une récolte et éventuellement, à évaluer la quantité de bois qui pourrait être récolté.

Le PAF peut être bonifié en y intégrant des mesures de conservation ou de protection de la faune. Dans l’un de ces cas, le plan sera cosigné par un ingénieur forestier et un biologiste. Le travail du biologiste consistera d’abord en l’évaluation du boisé. Ce dernier s’attardera davantage à la présence de plantes, d’animaux, de sols ou d’environnements fragiles à l’activité humaine. Il proposera ensuite des mesures visant à éviter ou atténuer les effets des éventuels travaux sur les éléments sensibles identifiés. À titre d’exemple, si votre boisé contient une espèce d’oiseau rare, l’on pourrait vous suggérer de ne pas réaliser de travaux pendant la période de reproduction de ce même oiseau. L’on pourrait aussi vous suggérer des actions à poser qui amélioreraient l’état d’un de ces éléments sensibles comme de créer des amoncèlements de roches ou de branches pour la faune.

Certains ingénieurs forestiers pourront aussi vous proposer de certifier votre boisé. La certification forestière a pour but d’édicter des règles qui visent l’atteinte du développement durable. Les règles ressembleront aux suggestions visant à éviter ou atténuer les effets des travaux. Par contre, dans le cas d’un boisé certifié, il ne s’agira pas de suggestions, mais bien de règles à suivre.

 

Avec ces éléments en main, vous devrez décider si vous allez réaliser les travaux qui vous sont suggérés. Vous devez aussi vérifier la réglementation auprès de votre municipalité. Certains travaux pourraient exiger un permis. Votre conseiller forestier peut vous aider dans cette tâche.

3. Réalisation des travaux

Ensuite, vous devrez décider si vous réaliserez les travaux vous-même ou si vous les ferez faire par votre conseiller forestier ou par un entrepreneur forestier. Dans un cas comme dans l’autre, une part des travaux doit obligatoirement être faite par votre conseiller forestier si vous désirez avoir accès au programme d’aide à la mise en valeur car le programme exige que les travaux soient prescrits et vérifiés par un expert, en l’occurrence votre ingénieur forestier.

Le martelage

Le martelage est une technique de marquage des arbres réalisée par un professionnel forestier. C’est une façon de transposer la stratégie d’aménagement élaborée par un ingénieur forestier en fonction de vos objectifs, et ce, directement sur le terrain. Plus simplement, c’est une façon d’identifier les arbres à conserver ou à retirer d’une forêt.

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