Aménagement durable des forêts

L’aménagement durable des forêts (ADF) vise à maintenir et à améliorer à long terme la santé des écosystèmes forestiers au bénéfice de tous, tout en assurant aux générations futures et actuelles de bonnes perspectives environnementales, économiques, sociales et culturelles.

Six critères déterminent l’ADF

1) conservation de la diversité biologique
2) maintien et amélioration de l’état et de la productivité des écosystèmes forestiers
3) conservation des sols et de l’eau
4) maintien de l’apport des écosystèmes aux grands cycles écologiques
5) maintien des multiples avantages socioéconomiques procurés à la société
6) prise en compte, dans le choix de développement, des valeurs et des besoins exprimés par les populations concernées

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Conservation de la diversité biologique

La diversité doit être considérée à trois niveaux différents : écosystémique, spécifique et génétique. Il faut donc maintenir la diversité des écosystèmes sur un même territoire (à l’échelle d’une propriété comme à l’échelle d’une région), la diversité des espèces et la diversité des gènes au sein des espèces. Le maintien de différents écosystèmes permet de conserver des milieux de vie différents qui pourront répondre aux besoins de la variété d’espèces vivant sur le territoire. En maintenant une diversité génétique au sein des espèces, nous aidons les espèces à survivre à long terme. Une bonne diversité génétique réduit la consanguinité. De plus, lorsque survient une perturbation de l’écosystème, il y a plus de chance qu’au moins un individu puisse s’adapter à ce changement et permettre à l’espèce de perdurer.

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Maintien des multiples avantages socioéconomiques procurés à la société

Parmi ces avantages, il y a les ressources (le bois, les champignons, les plantes médicinales, etc.), le tourisme, la faune, les loisirs, les paysages et la filtration de l’eau.

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Pour en savoir plus

Maintien et amélioration de l’état et de la productivité des écosystèmes forestiers

L’état fait référence à la composition en espèces et à la structure de l’écosystème. La productivité représente la capacité à produire de la biomasse végétale ou animale. Pour maintenir ces deux éléments, il faut évaluer les perturbations naturelles et anthropiques de l’écosystème (type et intensité) et les comparer à la capacité de récupération (résilience) des milieux. Une perturbation plus intense que la capacité de résilience de la forêt va modifier à long terme cette forêt.

Maintien de l’apport des écosystèmes aux grands cycles écologiques

Les cycles écologiques « contribuent à maintenir une certaine stabilité des conditions essentielles à la vie en raison de l’influence qu’ils exercent sur les systèmes climatiques du globe » (MFFP, 2014).  Parmi ces cycles, il y a celui de l’eau et du carbone. Les arbres absorbent beaucoup d’eau dans le sol et en transpirent une bonne partie dans l’atmosphère, ce qui augmente l’humidité de l’air et les précipitations. Les arbres absorbent aussi beaucoup de carbone de l’atmosphère (CO2) lors de la photosynthèse pour constituer la matière végétale.

Conservation des sols et de l’eau

Pour maintenir la qualité des sols et de l’eau lors de travaux forestiers, il faut prendre certaines précautions. Par exemple, lorsqu’on construit un pont ou ponceau, il ne faut pas modifier la largeur ou le débit du cours d’eau en creusant ou en installant une structure trop petite, cela pourrait augmenter la concentration de sédiments dans l’eau et réduire le succès reproducteur de certains poissons.

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Prise en compte, dans le choix de développement, des valeurs et des besoins exprimés par les populations concernées

Les institutions responsables de la gestion doivent considérer les valeurs sociales, la qualité de vie des individus et des collectivités.

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